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Vendredi 17 juin 2005

 

 


 

 

Tout projet s’il se veut  viable, doit tenir compte non seulement des données internes à l’entreprise, mais aussi du milieu sociaux culturel et économique dans lequel il se développe.

Ainsi pouvons nous observer le développement sauvage de complexes touristiques ne tenant pas compte des réalités sociale, démographique et culturel du pays, venir s’imposer dans les paysages de nos îles et ainsi laisser pour compte le moteur même de ce qui devrait être leur fond de commerce. C’est à dire l’insularité, avec ses paysages mais surtout des hommes, une conjoncture économique particulière, des mœurs et coutumes singulièrement baignés dans un rapport historique au travail caractérisé par la violence de son processus d’aliénation

 

Toute activité négligeant la matrice dont elle tire la sève, même si elle répond effectivement aux exigences de l’économie de marché, porte en elle les germes de sa propre destruction.

Ainsi assistons nous à des dérives économico politique ou de puissants trust financier, ayant une implication économique minime dans une région, s’essayer à des appels à la subvention, ne se privant pas à cet effet de campagnes de calomnies et de publicités mensongères (affaire accor). Face à de tel procédés ou l’on voit bien les limites même de l’intervention de l’état, il est urgent de prendre des mesures visant à ne plus se mettre en situation de dépendance vis à vis de structures étrangères n’ayant de rapport avec l’économie local que celui de son bénéfice net.

Afin de définir un développement harmonieux d’une superstructure donné, trois principes fondamentaux, devront être respecté.

  • Avoir une vision, la plus précise qui soit du projet à terme.
  • Tout mettre en œuvre pour maintenir une activité enrichissante pour toutes les parties en présence.
  • S’assuré que cette entreprise maintient à tout moment une dynamique entre les objectifs qu’elle se fixe et le contexte économique, sociale et culturel dans lequel elle évolue.

Cette décomposition en trois aspects fondamentaux met en évidence le fait qui si l’on veut proposé un produit, quelque qu’il soit, au marché extérieur, il faut soit même en posséder suffisamment et en maîtriser la de production.

Ceci est d’autant plus vrai en matière de tourisme, ou la matière première étant une terre et des hommes, que l’on ne peu concéder plus de surface à cette activité que de périmètre habitable pour  résidants permanents. De même, on ne peu proposer la découverte d’une culture que si on la possède soit même. Toute cette période de commémoration des héros et martyres montre à quel point le peuple possède le désir, longtemps refoulé, de connaître et d’intégrer son histoire. La cristallisation définitive aux travers d’éléments fondateurs et unanimement partagés semble nécessaire à la définition de notre culture. Ces éléments appartiennent spécifiquement à une histoire, et des mythes fondateurs partagés par le groupe.

Afin de pouvoir se présenter aux autres tel que nous sommes il faut commencer par se reconnaître tel que l’on a été et ainsi on pourra même se définir tel que l’on veut être.

Si jusqu’ici, nous n’avons  pas toujours été les acteurs actifs de notre destinée, reconnaissons en les points forts afin d’en faire comme dans certains domaines, (sport, arts) des atouts majeurs.

 


 

 

Ecouter ce qui c’est passé pour parler maintenant et ainsi voir demain.

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Mardi 31 mai 2005

L’acommunication

 

 

Mon fils à sa game boy. Ma fille son portable, ma femme devant sa télé. Moi face à mon ordi je tchat, d’ailleurs je suis à deux doigt d’emballer ma ptite malienne grace à  mon smiley animé qui tue, lorsqu’on me beep.

 

C’est ma fille qui m’sms que l’info line donne la teuf pour ce soir 22 heure plage des salines. Je ne sais pas si je vais y aller ce soir, je suis grillé avec toutes les copines de ma fille. Bon en tout cas je dois prévenir sa mère. Je crois l’avoir aperçue, pendant que je récupérais mon plateau repas tout à l’heure à la cuisine. je crois même qu’elle m’a dit quelque chose, mais ça me reviens pas. Pas grave, en tout cas il faut que je l’attrape avant qu’elle reparte, c’est jeudi, et jeudi c’est salsa avec rodrigo.

Ho n’allez pas vous imaginer des trucs, Rodrigo c’est son partenaire de salsa, un portoricain je crois, ils sont ensemble depuis 10 ans.Je vous dit pas, un vrai couple, de concours en séminaire ils ont déjà fais le tour du monde ensemble,. Moi je déteste la salsa, c’est pas parce que je bouge comme un métro dans une soirée zouk,  non, je sais pas, ça me dis rien. Et depuis Rodrigo, faut dire que ma femme n’aime plus trop dansé avec moi. Je la comprends, moi depuis le tchat, je ne trouve plus grand-chose à lui raconté. Je vais quand même lui envoyé un pti mail elle le lira demain au boulot, comme ça je suis couvert. L’important dans le foyer c’est la communication, et on en parle dans toutes les émissions, et je m'y connais moi en culture. 36 chaines 24H/24, même pas payé les 2 premiers mois.

A la maison pas de privilèges, chacun sa télé, une par chambre,tarif syndical minimum, chez les grands tout est grands. Société de consommation, oui c’est vrai, mais à quoi bon lutter. De toutes les façons le système te rattrapes toujours au tournant. Et le système c'est pas si mal que ça quand les affaires marchent.

c’est à cette époque, ou ma future ex femme faisait encore la cuisine, ou plutôt réchauffait les plats que sa mère lui faisait, que la télé c’est imposé. La révélation, plus besoin de faire la conversation à table. Du coup on est vite passé au plateau repas. Chacun son plateau, sa chambre, et sa télé.

Il faut avoué qu’en matière de communication là,  ce n’était pas le top.

Heureusement qu'est arrivé le portable, et comme disait la pub « encore plus proche »,« collé séré » , la communication temps réel haute fidélité, pour tous les foyers.

<>Parfaits ça quand on fait chambre à part, plus besoin de s’adresser à un mur, ou de supporter le réveil d’une femme aigrie. Un beep, t’es pas là, c’est pas grave, un sms ou un mail et c’est joué. Ça nous a même rapproché un moment ma femme et moi. Au début c’est amusant de s’envoyer des petits mots, des délires, comme quant on a vingt ans. On prend du recul et on peu dire des choses que l’on n’osait pas, que l’on ne pense pas, on deviens plus créatif. Le problème avec ma femme, c’est que  tous les jours on partage d’autres exigences un peu moins réjouissantes.

<> - t'as encore oublié de payer ;-) :

<>Loyer, edf, téléphone , assurance, la bouffe, l’assurance auto, les impôts..........

< />

<>Et tous les macos qui rient déjà. Les paris étaient ouvert, j’en suis sur.

 

- allez 1 ans max je leur donne.

- Non t’as pas vus ? ils ne sortent même plus ensemble, ça fais au moins 2 ans que je ne les ai pas croisé à milenis, quant à continent n'en parlons pas..

- Fo ou vwè safè a boug la mèlè.

De toutes les façons, ils avaient raison j’avais déjà jeté l’éponge, va y rodriguo, moi je n’est plus rien à proposer. J’ai beau me creuser je ne vois plus rien , les testostérones à zéro. l’impression d'étre vidé, de ne plus rien avoir à donné. Faut dire, que le nerf de la guerre à cette époque, me menait déjà la guerre des nerfs. L’argent, à le bien nommé, j’en avais fais mon défi personnel : jamais les soucis d’argent ne terniraient notre amour si pur.

Je sais j’étais un petit peu naïf et tantinet fleur bleu. Et pourtant, je pouvais le voir à vue d’œil, l’entendre de mes deux oreilles, la communication se faisait aussi rare que le cliquetis des pièces dans mes poches. Le portable tant que t’as des unités c’est parfaits, tu communique pour un rien.

- achète une gousse d’ail aussi, et si tu peus prends un malabard

- Salut t’es chez toi ?

- Tu rentres ce soir, chéri?

 

Même lors des manifestations les plus intimes de la journée, l’unique espace d'exclusivité avec les entrailles de ton être biologique, tu peu répondre au téléphone. Tu te demandes même quand est ce que tu le lâches celui la ?. A croire qu’il à été greffé avec la main. Mais comment on faisait avant ? . Le temps nous est compté, chaque seconde de la vie sonne l’annonce probable d’une communication, une liberté contrôlé.

Enfin bref, cette courte période d’idylle technologique passé, le silence s’imposa comme une nécessité à la survie du cordialement_correct statu quo unanimement consentis.

L’homme à cet instinct protecteur, que seul lui rivalise l’animal.

Pourquoi ai-je eu envie d’écrire cette phrase ?

J’en sais trop rien, ha si voila.

Ce qu’elles ont gagné de l’égalité, c’est  ce qu’elles ont perdu en considération. En retour de ses bonnes grâces la femme avait toujours été sous la protection de son homme. Avec l’avènement du travail comme vecteur exclusif de réalisation sociale le champ relationnel était passé de l'être à l'avoir . La compétitivité elle aussi entra dans les foyers à travers une relation économie du patrimoine personnel en désaccord avec tous les schémas traditionnel. Vu la position déjà prédominante de la femme chez nous, il est clair que la fracture fut brutale. Bref je ne suis pas ici pour vous faire part de mes élucubrations pseudophilosophique. Mais je crois qu ‘ya une ptite malienne sur la toile, et  j’aime sa conversation, sans attente particulière, le but c’est de se lâcher, dire des trucs que tu dis pour la première fois, l’absence de vis-à-vis te permet plus de liberté. L’absence des contacts sensoriels, oblige à une relation subjective totalement libéré par l'anonymat. T’es la que pour du bon temps, bref tu t’éclates. Qu’elle que sois ton style, tu trouves toujours chaussure à ta taille. Je lui disais souvent je t’aime, et imaginais son sourire gêné. Ça me faisait aussi beaucoup de bien. J’imaginais le chemin parcouru par un sourire, mali pointe a pitre. C’est mon techno-romantisme sans doute, en tout cas pour l’instant ça me va. Dés fois je me dis, aller coup de folie, me voila au mali la petite tous sourire à l’aéroport. Ce n’est pas croyable comme elles sont réceptives à cet age là. Et quant tu mens, ça l’amuse. Houai, faut pas abusé, les meilleures blagues sont les plus courtes. Mais la vie elle-même n’est elle pas une immense farce ?


Quand j’ai appris pour ma femme et rodriguo, c’était deux jours après la délibération de divorce. Pas mal joué, j’avais été mis en condition des années durant, et du coup c’est vrai, ça m’évita de boire la tasse. Rodrigo je le connaissais depuis longtemps, en plus il est sympa, beau gosse, poli, même les enfants l’aiment bien. Ha le coup était rude quant même,cocu comme ça pendant des années. Putain va, la salope, ha y faut que sa sorte.Je me rappelle les copains « on fanm pa lagé nonm ali, si i pa jani on bitin ». Et moi qui voulais rien voir, toujours à vouloir argumenter le contraire. Faut croire que je n’étais peu être pas encore prêt pour ce genre d’expérience. J’aurais pu réagir, à l’époque où l’amour n’était pas encore entièrement propre. Avant que chacun ne se retranche dans son mutisme sans concession. Ce  genre de fin c’est comme si tu l’avais déjà vécu. Tu observes terrifié et fasciné, ta vie prendre les routes escarpées qui même direct au précipice. Tu t’agrippes désespérément à tous se qui te passes par la main : les parents, les amis, le boulot, les sorties, ta femme. Et c’est là que le processus enclenche le turbo. C’est comme si on demande à ununijambiste d’aller sauver de la noyade un manchot. Parce que faut pas croire que ta femme, elle est au mieux dans ce genre de situation. Faut pas oublié que ton problème principal, c’est justement elle, et vis versa. A ce niveau, ya plus rien à faire ya tout a espéré. La tout peu t’arrivé. Alcool, drogue,errance, folie, fornication. Longue est la liste des panoplies que l’on endosse lors de telle situation. Dans ce cas là, y faut vociférer, pleurer, jurer,prier, ne se priver de rien pour reprendre souffle. Sa dégage, sa désengage, c’est pas toi le pas bon, c’est l’autre, la pétasse qui t’as fais croire que tu étais le meilleur pendant tant d’années. D’ailleurs ce week-end même je vais leur faire voir moi à tous, que j’ai à bord.

La première qui passe je lui fais sa fête. Vite dit. Mais un romantique ça aime les histoires avant tous, belles de préférences,l’acte sexuel n’étant que l’apogée de la communication au travers son expression la plus aboutie.
souvent pour me réconforter les potes me disaient "On twou sé on twou" !

C’est vrai que cette partie de l’anatomie féminine exerce une attraction irrésistible sur l’homme. Comme un besoin de sécurité, de retrouver l’antre matricielle, bain de jouvence de sa tendre enfance. Une forme de régression qui lui fait fantasmer le bien être originelle, sur la fente béante de la caverne du bonheur. Vla maintenant que je me met à faire de la poésie. D’après moi je suis devenu poète. Le poète c’est celui qui transpercé de ses larmes, se répand, en goûte à goûte, sur le buvard détrempé de la vie ?

Dans ce cas je suis un peu poéte, un tout petit poète alors . Miné , minable, même plus capable de mimer un semblant de dignité

 

Le gars chez le coiffeur y me dis ; qu’il ne faut pas laisser passé un trou sans le combler, car de toute façon si tu ne t’en occupe pas , ça te retombe toujours sur la gueule. Il a illustré par deux histoires,ou lui personnellement il eu à faire à ce genre de situation. Evidement dans les deux cas le coup est parti, la première fois, coup de doigt, la femme d’un ami, il n’a pas pu l’évité. La deuxième, il le fallait, sinon elle aurait été racontée des choses à sa femme. Cette logique implacable du coît défensif me laissa coi. Puisque toute twou sé twou, je ne vois pas pourquoi il faut boucher toute twou. A moins que comme le prétends la théorie de l’évolution,l’on concourt ainsi à la survie de l’espèce en optimisant les chances. Et à œuvrer ainsi à la diversité et la survie de l’espèce, en disséminant un maximum, prend un tout autre sens.

Dans ce cas la les gars du coiffeur ont raison. Il en va de l’espèce, et en gwada l'espèce n'est pas prêt de s'éteindre

Faut dire que les femmes pour moi ce n’est pas vraiment un mystère. J’ai 6 sœurs si sissi , eunuque dans l’harem , j’ai eu tout mon temps pour observer. A tel point que sur j’en suis une aussi. Parfaitement, je m’en fous ya plus d’avantages que d’inconvénients. En plus, il y a longtemps que j’ai pris leurs partis. On se sert d’elles depuis des millénaires nous les hommes. On dit même que la femme noire c’est la mule de l’humanité. De manière générale je combats systématiquement les injustices. C’est viscéral. Ça me vientde mes origines d’esclaves. Et mes sœurs et ma mère, mon bien fait comprendre tout ça. Un esprit de femme dans un corps d’homme. J’ai toujours eu consciencede mon aisance à entrer en contact avec cette espèce. D’autant que, Pétrit dès le plus jeune age par une pratique intensive du sport, coté physique je ne suis pas complexé. Aussi quand je me suis ruée dans les boites,tel le marin  de retour après trois moide pèche, Ça à été un véritable carnage. Je leurs balançais tous ce que jen’avais pu dire à l’autre garce la. Heureusement que mon arme préférée, c’est ma sale langue de pute. Les pauvres je leur laissais prendre leurs aises, je jouais l’idiot en attendant mon heure. Et quant rassuré elle se décide à prendre l’initiative,révéler son véritable visage,tu t’escamotes, t’es plus là. T’es quant même là.Enfin tu savoure ta vengeance. Dans ces cas là surgissent les notions d’homme,de femme. Sé sa ki nonm, nou fenm nou sé. La souffrance fait ressortir les réflexes de bases. C’est efficace, ça soulage un temps, très peu de temps même.Juste le temps de recommencer. Ensuite, entre deux coups tu commences à avoirdu remord. Par contre la relation est intense, passionnelle, dramatisé, la souffrance ont dirait les libère. La plus part se raccroche, prête à tous pour sauver les acquis. Elles retrouvent leur dignité de femme dans le combat. ça c’est pour les combattantes. Les femmes gâtées, les blasées, ça ne dure jamais plus de 2 semaines. Armées jusqu’aux dents, c’est des calculatrices froides et frigide, ta date de péremption s’inscrit sur la dentition de carnassier que tu affiches à l’achat. faut pas croire que tu auras la main. Sa botte secrète ;elle à tous les valets dans son jeu. Avec un peu de chance t’as les 4 feuilles, mais faut pas rêver. Gardes toi a carreau car en dernier ders c’est elle qui pique au cœurDans ce cas la, bouché twou, et passe ton chemin. Heureusement que m’a conscience est agile, et qu’elle me rattrape juste à temps. J’allais plonger corps et âme dans le stupre et la fornication.J’allais alourdir mon karma, de la souffrance de toutes ces âmes qui n’avaient pas besoin de moi pour ça.
en plus de ça, je sais ce que c’est que de culpabiliser.

Et si je lui avais dis ça :

- franchement elle te va bien la robe, mais comme tu viens d’accoucher, tu vas encore maigrir mon amour.

Plutôtque :

- rien, silence total.

 il y a des silences interloqué qui garderaient à se taire.

 

 

La culpabilité se nourrie de la relativité et de la propension naturelle à la souffrance. La relativité permet de choisir le plus mauvais éclairage d'une scène, et la souffrance de faire un zoom dessus.
suite.......

Par en création - Publié dans : bossale
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Jeudi 26 mai 2005

On vie dans un mythe; ensemble de ses croyances.

Par en création - Publié dans : pawol pa wol
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Mardi 3 mai 2005

JOSS c'est un ami d'enfance, d'une sensibilité vivante. Son regard reflétait l' image merveilleuse du meilleur de soit  
Basketteur pro, aux portes de l'équipe de France, sa carrière bascule suite à une sordide histoire de moeurs. Il eu la malchance de fréquenterl a fille de son président de club à l'orient basket club. En représailles, il est incorporé à un bataillon militaire non adapté à son profil de basketteur pro, là il pète les plombs. De là tout s'enchaîne tragiquement, il retourne au pays accablé par cette expérience douloureuse, et ne parvient pas à se réinsérer complètement.Il sombre peu à peu dans la marginalité avec pour unique béquille, l'espoir en papa jah. Certain dirons que ce fut là sa perte, et que marie-janne rimant trop bien avec rasta, inévitablement sa vie parti en fumée dans la volupté indolent de cette drôlesse. Nulle doute pour cette appréciation, mais par trop réductrice pour qui a connu véritablement le personnage. Car sa vision était alimentée par une intuition quasi prophétique et sa détermination, planté dans un  regard d'une clarté et intensité ne laissant de doute quant à la profondeur du personnage. Peu de temps avant son départ précipité chez papa jah, il expérimentait la vie en zayan . C'est-à-dire, partir seule, a pied dans les bois et se débrouillé pour y trouver subsistances. Les retours à la civilisation, le voyait exsangue, sale,affamé, mais riche d’une nouvelle lumière, pour d’autres folies, en tout cas pour qui en a  fait l’expérience, de cette lumière transfiguré, qui accompagne ceux qui parlent aux plantes,aux bêtes et voyagent dans les rêves. Dés lors il nous exhortait à reconquérir les terres, en les occupants, et à les exploiter.Démarche qui je l’avoue, me paraissait extrême, habitué que j'étais, au circuit classique de la bureaucratie, conservatrice de monopole, d’us et coutumes, garante d'une vie médiocre par trop policée.

 La dernière fois que je le vis, en faite je l’aperçu, telle le fils prodigue en route sur le grand retour, majestueux, beau comme il pouvait l’être, du haut de ses 2 mètres, là je sus qu’il entrait en terre promise. La semaine ne prit fin, que l’on m’annonça son décès.Fauché sur la route de Versailles qui mène aux mamelles, tel un point de suspension sur la route de nos vies, Gérard , dit joss, dit larisime,dit………nous invite , à poursuivre notre chemin.


Malheureusement l’histoire de joss n’est pas un cas isolé. Un autre ami à moi croupis désormais prostré dans un état pathétique proche de la folie. Je tairais son nom par respect pour sa famille et pour la dignité qu’en rien son état de santé mentale ne saurait à mes yeux altérés. Il faut alors se poser la question de l’envers de la médaille que les Antilles, terres de champions, fait porter à par valeurs guerriers à la gloire de marianne. N’oublions pas le lynchage médiatique dans le consensus le plus général, dont marie jo  Perec fut l’objet lors des J_O d’Australie. Loin de moi toute parano post coloniale, mais n’oblitérons pas les dérapages de l’industrie du sport dont nous sommes victimes, à la gloire égotique et puérile d’un Thierry henry, chantre du sport business,  apatride  et commercialement correcte

 

Bien évidemment, le créole, que je ne maîtrise pas, vient d’un élan du cœur, ce qui donne ces  approximations linguistiques, veuillez m’en excuser. L’attention se porte plus à ceux qui ont connus GG, amis, famille, médisants ou autres lecteurs curieux.

Par en création - Publié dans : bossale
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Texte libre

la rue piétonne à pointe a pitre résonne tous les samedi . le son Ka traditionnel nous emporte sur les rives de l'Afrique

AN NOU AYE.....
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