Lacommunication
Mon fils à sa game boy. Ma fille son portable, ma femme devant sa télé. Moi face à mon ordi je tchat, dailleurs je suis à deux doigt demballer ma ptite malienne grace à mon smiley animé qui tue, lorsquon me beep.
Cest ma fille qui msms que linfo line donne la teuf pour ce soir 22 heure plage des salines. Je ne sais pas si je vais y aller ce soir, je suis grillé avec toutes les copines de ma fille. Bon en tout cas je dois prévenir sa mère. Je crois lavoir aperçue, pendant que je récupérais mon plateau repas tout à lheure à la cuisine. je crois même quelle ma dit quelque chose, mais ça me reviens pas. Pas grave, en tout cas il faut que je lattrape avant quelle reparte, cest jeudi, et jeudi cest salsa avec rodrigo.
Ho nallez pas vous imaginer des trucs, Rodrigo cest son partenaire de salsa, un portoricain je crois, ils sont ensemble depuis 10 ans.Je vous dit pas, un vrai couple, de concours en séminaire ils ont déjà fais le tour du monde ensemble,. Moi je déteste la salsa, cest pas parce que je bouge comme un métro dans une soirée zouk, non, je sais pas, ça me dis rien. Et depuis Rodrigo, faut dire que ma femme naime plus trop dansé avec moi. Je la comprends, moi depuis le tchat, je ne trouve plus grand-chose à lui raconté. Je vais quand même lui envoyé un pti mail elle le lira demain au boulot, comme ça je suis couvert. Limportant dans le foyer cest la communication, et on en parle dans toutes les émissions, et je m'y connais moi en culture. 36 chaines 24H/24, même pas payé les 2 premiers mois.
A la maison pas de privilèges, chacun sa télé, une par chambre,tarif syndical minimum, chez les grands tout est grands. Société de consommation, oui cest vrai, mais à quoi bon lutter. De toutes les façons le système te rattrapes toujours au tournant. Et le système c'est pas si mal que ça quand les affaires marchent.
cest à cette époque, ou ma future ex femme faisait encore la cuisine, ou plutôt réchauffait les plats que sa mère lui faisait, que la télé cest imposé. La révélation, plus besoin de faire la conversation à table. Du coup on est vite passé au plateau repas. Chacun son plateau, sa chambre, et sa télé.
Il faut avoué quen matière de communication là, ce nétait pas le top.
Heureusement qu'est arrivé le portable, et comme disait la pub « encore plus proche »,« collé séré » , la communication temps réel haute fidélité, pour tous les foyers.
<>Parfaits ça quand on fait chambre à part, plus besoin de sadresser à un mur, ou de supporter le réveil dune femme aigrie. Un beep, tes pas là, cest pas grave, un sms ou un mail et cest joué. Ça nous a même rapproché un moment ma femme et moi. Au début cest amusant de senvoyer des petits mots, des délires, comme quant on a vingt ans. On prend du recul et on peu dire des choses que lon nosait pas, que lon ne pense pas, on deviens plus créatif. Le problème avec ma femme, cest que tous les jours on partage dautres exigences un peu moins réjouissantes.
<> - t'as encore oublié de payer ;-) :
<>Loyer, edf, téléphone , assurance, la bouffe, lassurance auto, les impôts..........
< />
<>Et tous les macos qui rient déjà. Les paris étaient ouvert, jen suis sur.
- allez 1 ans max je leur donne.
- Non tas pas vus ? ils ne sortent même plus ensemble, ça fais au moins 2 ans que je ne les ai pas croisé à milenis, quant à continent n'en parlons pas..
- Fo ou vwè safè a boug la mèlè.
De toutes les façons, ils avaient raison javais déjà jeté léponge, va y rodriguo, moi je nest plus rien à proposer. Jai beau me creuser je ne vois plus rien , les testostérones à zéro. limpression d'étre vidé, de ne plus rien avoir à donné. Faut dire, que le nerf de la guerre à cette époque, me menait déjà la guerre des nerfs. Largent, à le bien nommé, jen avais fais mon défi personnel : jamais les soucis dargent ne terniraient notre amour si pur.
Je sais jétais un petit peu naïf et tantinet fleur bleu. Et pourtant, je pouvais le voir à vue dil, lentendre de mes deux oreilles, la communication se faisait aussi rare que le cliquetis des pièces dans mes poches. Le portable tant que tas des unités cest parfaits, tu communique pour un rien.
- achète une gousse dail aussi, et si tu peus prends un malabard
- Salut tes chez toi ?
- Tu rentres ce soir, chéri?
Même lors des manifestations les plus intimes de la journée, lunique espace d'exclusivité avec les entrailles de ton être biologique, tu peu répondre au téléphone. Tu te demandes même quand est ce que tu le lâches celui la ?. A croire quil à été greffé avec la main. Mais comment on faisait avant ? . Le temps nous est compté, chaque seconde de la vie sonne lannonce probable dune communication, une liberté contrôlé.
Enfin bref, cette courte période didylle technologique passé, le silence simposa comme une nécessité à la survie du cordialement_correct statu quo unanimement consentis.
Lhomme à cet instinct protecteur, que seul lui rivalise lanimal.
Pourquoi ai-je eu envie décrire cette phrase ?
Jen sais trop rien, ha si voila.
Ce quelles ont gagné de légalité, cest ce quelles ont perdu en considération. En retour de ses bonnes grâces la femme avait toujours été sous la protection de son homme. Avec lavènement du travail comme vecteur exclusif de réalisation sociale le champ relationnel était passé de l'être à l'avoir . La compétitivité elle aussi entra dans les foyers à travers une relation économie du patrimoine personnel en désaccord avec tous les schémas traditionnel. Vu la position déjà prédominante de la femme chez nous, il est clair que la fracture fut brutale. Bref je ne suis pas ici pour vous faire part de mes élucubrations pseudophilosophique. Mais je crois qu ya une ptite malienne sur la toile, et jaime sa conversation, sans attente particulière, le but cest de se lâcher, dire des trucs que tu dis pour la première fois, labsence de vis-à-vis te permet plus de liberté. Labsence des contacts sensoriels, oblige à une relation subjective totalement libéré par l'anonymat. Tes la que pour du bon temps, bref tu téclates. Quelle que sois ton style, tu trouves toujours chaussure à ta taille. Je lui disais souvent je taime, et imaginais son sourire gêné. Ça me faisait aussi beaucoup de bien. Jimaginais le chemin parcouru par un sourire, mali pointe a pitre. Cest mon techno-romantisme sans doute, en tout cas pour linstant ça me va. Dés fois je me dis, aller coup de folie, me voila au mali la petite tous sourire à laéroport. Ce nest pas croyable comme elles sont réceptives à cet age là. Et quant tu mens, ça lamuse. Houai, faut pas abusé, les meilleures blagues sont les plus courtes. Mais la vie elle-même nest elle pas une immense farce ?
Quand jai appris pour ma femme et rodriguo, cétait deux jours après la délibération de divorce. Pas mal joué, javais été mis en condition des années durant, et du coup cest vrai, ça mévita de boire la tasse. Rodrigo je le connaissais depuis longtemps, en plus il est sympa, beau gosse, poli, même les enfants laiment bien. Ha le coup était rude quant même,cocu comme ça pendant des années. Putain va, la salope, ha y faut que sa sorte.Je me rappelle les copains « on fanm pa lagé nonm ali, si i pa jani on bitin ». Et moi qui voulais rien voir, toujours à vouloir argumenter le contraire. Faut croire que je nétais peu être pas encore prêt pour ce genre dexpérience. Jaurais pu réagir, à lépoque où lamour nétait pas encore entièrement propre. Avant que chacun ne se retranche dans son mutisme sans concession. Ce genre de fin cest comme si tu lavais déjà vécu. Tu observes terrifié et fasciné, ta vie prendre les routes escarpées qui même direct au précipice. Tu tagrippes désespérément à tous se qui te passes par la main : les parents, les amis, le boulot, les sorties, ta femme. Et cest là que le processus enclenche le turbo. Cest comme si on demande à ununijambiste daller sauver de la noyade un manchot. Parce que faut pas croire que ta femme, elle est au mieux dans ce genre de situation. Faut pas oublié que ton problème principal, cest justement elle, et vis versa. A ce niveau, ya plus rien à faire ya tout a espéré. La tout peu tarrivé. Alcool, drogue,errance, folie, fornication. Longue est la liste des panoplies que lon endosse lors de telle situation. Dans ce cas là, y faut vociférer, pleurer, jurer,prier, ne se priver de rien pour reprendre souffle. Sa dégage, sa désengage, cest pas toi le pas bon, cest lautre, la pétasse qui tas fais croire que tu étais le meilleur pendant tant dannées. Dailleurs ce week-end même je vais leur faire voir moi à tous, que jai à bord.
La première qui passe je lui fais sa fête. Vite dit. Mais un romantique ça aime les histoires avant tous, belles de préférences,lacte sexuel nétant que lapogée de la communication au travers son expression la plus aboutie.
souvent pour me réconforter les potes me disaient "On twou sé on twou" !
Cest vrai que cette partie de lanatomie féminine exerce une attraction irrésistible sur lhomme. Comme un besoin de sécurité, de retrouver lantre matricielle, bain de jouvence de sa tendre enfance. Une forme de régression qui lui fait fantasmer le bien être originelle, sur la fente béante de la caverne du bonheur. Vla maintenant que je me met à faire de la poésie. Daprès moi je suis devenu poète. Le poète cest celui qui transpercé de ses larmes, se répand, en goûte à goûte, sur le buvard détrempé de la vie ?
Dans ce cas je suis un peu poéte, un tout petit poète alors . Miné , minable, même plus capable de mimer un semblant de dignité
Le gars chez le coiffeur y me dis ; quil ne faut pas laisser passé un trou sans le combler, car de toute façon si tu ne ten occupe pas , ça te retombe toujours sur la gueule. Il a illustré par deux histoires,ou lui personnellement il eu à faire à ce genre de situation. Evidement dans les deux cas le coup est parti, la première fois, coup de doigt, la femme dun ami, il na pas pu lévité. La deuxième, il le fallait, sinon elle aurait été racontée des choses à sa femme. Cette logique implacable du coît défensif me laissa coi. Puisque toute twou sé twou, je ne vois pas pourquoi il faut boucher toute twou. A moins que comme le prétends la théorie de lévolution,lon concourt ainsi à la survie de lespèce en optimisant les chances. Et à uvrer ainsi à la diversité et la survie de lespèce, en disséminant un maximum, prend un tout autre sens.
Dans ce cas la les gars du coiffeur ont raison. Il en va de lespèce, et en gwada l'espèce n'est pas prêt de s'éteindre
Faut dire que les femmes pour moi ce nest pas vraiment un mystère. Jai 6 surs si sissi , eunuque dans lharem , jai eu tout mon temps pour observer. A tel point que sur jen suis une aussi. Parfaitement, je men fous ya plus davantages que dinconvénients. En plus, il y a longtemps que jai pris leurs partis. On se sert delles depuis des millénaires nous les hommes. On dit même que la femme noire cest la mule de lhumanité. De manière générale je combats systématiquement les injustices. Cest viscéral. Ça me vientde mes origines desclaves. Et mes surs et ma mère, mon bien fait comprendre tout ça. Un esprit de femme dans un corps dhomme. Jai toujours eu consciencede mon aisance à entrer en contact avec cette espèce. Dautant que, Pétrit dès le plus jeune age par une pratique intensive du sport, coté physique je ne suis pas complexé. Aussi quand je me suis ruée dans les boites,tel le marin de retour après trois moide pèche, Ça à été un véritable carnage. Je leurs balançais tous ce que jenavais pu dire à lautre garce la. Heureusement que mon arme préférée, cest ma sale langue de pute. Les pauvres je leur laissais prendre leurs aises, je jouais lidiot en attendant mon heure. Et quant rassuré elle se décide à prendre linitiative,révéler son véritable visage,tu tescamotes, tes plus là. Tes quant même là.Enfin tu savoure ta vengeance. Dans ces cas là surgissent les notions dhomme,de femme. Sé sa ki nonm, nou fenm nou sé. La souffrance fait ressortir les réflexes de bases. Cest efficace, ça soulage un temps, très peu de temps même.Juste le temps de recommencer. Ensuite, entre deux coups tu commences à avoirdu remord. Par contre la relation est intense, passionnelle, dramatisé, la souffrance ont dirait les libère. La plus part se raccroche, prête à tous pour sauver les acquis. Elles retrouvent leur dignité de femme dans le combat. ça cest pour les combattantes. Les femmes gâtées, les blasées, ça ne dure jamais plus de 2 semaines. Armées jusquaux dents, cest des calculatrices froides et frigide, ta date de péremption sinscrit sur la dentition de carnassier que tu affiches à lachat. faut pas croire que tu auras la main. Sa botte secrète ;elle à tous les valets dans son jeu. Avec un peu de chance tas les 4 feuilles, mais faut pas rêver. Gardes
toi a carreau car en dernier ders cest elle qui pique au curDans ce cas la, bouché twou, et passe ton chemin. Heureusement que ma conscience est agile, et quelle me rattrape juste à temps. Jallais plonger corps et âme dans le stupre et la fornication.Jallais alourdir mon karma, de la souffrance de toutes ces âmes qui navaient pas besoin de moi pour ça.
en plus de ça, je sais ce que cest que de culpabiliser.
Et si je lui avais dis ça :
- franchement elle te va bien la robe, mais comme tu viens daccoucher, tu vas encore maigrir mon amour.
Plutôtque :
- rien, silence total.
il y a des silences interloqué qui garderaient à se taire.
La culpabilité se nourrie de la relativité et de la propension naturelle à la souffrance. La relativité permet de choisir le plus mauvais éclairage d'une scène, et la souffrance de faire un zoom dessus.
suite.......