Depuis la grande époque Kassave, jamais plus artiste n’avait embrasé de la sorte triste pointe à pitre. C’est comme un seule homme qu'une foule pourtant si bien segmentée par le merchandising institutionnel, répond en cœur à l’hymne à gwada du griot coco
Féter 15 ans de scène, pour un style musicale encore non répertorié, fait étrangement écho à la surdité mass médiatiques d'une métropole assimilationniste (assimil_à_sionniste ?). La richesse musicale de l’artiste tire sa source dans les racines profondes de la culture caribéenne au KA pour clé. Pétri dans la tradition des grands maîtres tambouyé, il réussit, là où des escouades d'intellectuels, inlassablement s’abyment au paradoxe gréco-latin. Jamais en rupture avec son époque il marque son temps, rappel passé, accord présent , bravo à 2 mains.
Face à une tel énergie créatrice en action, on comprend un peu mal ou mieux la crainte d’une métropole essoufflé, désespérément arc-bouté sur sa tradition conservatrice. Combien de temps réussira t’on comme dans les années 2000 avec le rap français, à bâillonner la voix d'un peuple en mouvement ?
Un grand bravo aussi à tous les invités ; jeff, panol, françois, tania, cocquerel, admiral t, f dehais, vero……
Avec brio et talent Ils ont traversés le concert vers le concept kako music.
