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Vendredi 6 janvier 2006

Depuis la grande époque Kassave, jamais plus artiste n’avait  embrasé de la sorte triste pointe à pitre. C’est comme un seule homme qu'une  foule pourtant si bien segmentée par le merchandising institutionnel, répond en cœur à l’hymne à gwada du griot coco

Féter 15 ans de scène, pour un style musicale encore non répertorié, fait étrangement écho à  la surdité mass médiatiques d'une métropole assimilationniste (assimil_à_sionniste ?). La richesse musicale de l’artiste tire sa source dans les racines profondes de la culture caribéenne au KA pour clé. Pétri dans la tradition des grands maîtres tambouyé, il  réussit,  là où des escouades d'intellectuels,  inlassablement s’abyment au paradoxe gréco-latin. Jamais en rupture avec son époque il marque son temps, rappel  passé, accord présent , bravo à 2 mains.

Face à  une tel énergie créatrice en action, on comprend un peu  mal ou mieux la crainte d’une métropole essoufflé, désespérément arc-bouté sur sa tradition conservatrice. Combien de temps réussira t’on comme dans les années 2000 avec le rap français, à bâillonner la voix d'un peuple en mouvement ?

Un grand bravo aussi à tous les invités ; jeff,  panol, françois, tania, cocquerel, admiral t, f dehais, vero……

Avec brio et talent Ils ont traversés le concert vers le  concept kako music.

Par tico - Publié dans : bossale
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Vendredi 6 janvier 2006

Bien plus que de rappeler l’énorme potentiel physique et psychologique des descendants d’esclaves, MORNECK met au défi l’establishment du sport showbiz.

Comme ALI Il transcende l’exploit sportif, en un combat politique ou la philosophie et le savoir faire créole révèle la sagacité de son génie.

Dés lors il engage son le plus dur combat, où les coups bas médiatiquement assistés, ont déjà envoyés au tapis plus d'un. Et si malgré tous, DIEU DONNE la victoire au plus méritant, c’est un nouveau modèle économique qui se profile pour le sport professionnel. De fait le magnat du sport_bizz qui gagne ses points dans l’audimat n’est pas dans la même logique que celui qui les engrange dans la sueur. En faite de sueur, il ne connaît que l’odeur de celle qu'il éponge puis se reverse en royalties. Mais ne soyons pas trop amer, toute chose générant son contraire, c’est à coup de poing que MORMECK transforme les obstacles en un tremplin vers l’ascension.

Par tico - Publié dans : bossale
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Mercredi 23 novembre 2005
Par tico - Publié dans : kilti pa culte
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Mardi 15 novembre 2005

M. Le Premier Ministre du Gouvernement Français
Monsieur Le Ministre de l’Emploi
Monsieur Le Ministre des DOM
M. Le Préfet de Guadeloupe
M. Le Directeur Général de l’ANPE
M. Le Président du Conseil Régional de Guadeloupe
M. Le Président du Conseil Général de Guadeloupe
Mmes et MM Les Députés et Sénateurs de Guadeloupe
Mmes et MM Les Conseillers Régionaux et Généraux de Guadeloupe.
Mmes et MM Les Maires de Guadeloupe.

Mesdames, Messieurs,


En Janvier 2005, l’UGTG s’inquiétait de la situation des 60000 chômeurs Guadeloupéens au regard de la formation professionnelle en ces termes : « Les vœux du nouvel an fusent de partout et pourtant depuis le 01 Janvier 2005, les formations initiées par l’ANPE et par la DDTDFP, en direction des chômeurs, n’existent plus. Le volet 2 de la décentralisation prévoit que la formation relève dorénavant des prérogatives du Conseil Régional. Ce transfert marque la poursuite du désengagement de l’Etat de tous les domaines et principalement ceux relatifs à l’emploi, à la formation, à la santé, …
La situation est d’autant plus dramatique que le Président du Conseil Régional a annoncé un plan régional de formation pour 2006. D’ici là, Manfou pou lé chomè. »…….
… « ….Les 60 000 chômeurs de Guadeloupe ne peuvent plus bénéficier d’une étape indispensable dans l’élaboration d’un parcours professionnel et cela dans le silence et l’indifférence de l’Etat, des élus et des institutions.
Pour rappel, 82 % des demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE ont au plus un niveau CAP-BEP.

Dès lors, comment prétendre à un emploi quand on est dépourvu de formation. Quand on connaît la discrimination dont sont victimes les Guadeloupéens dans leur propre pays, nul doute que cette situation, qui ne relève sûrement pas de la fatalité, devrait servir d’alibi pour poursuivre la politique de blanchiment des effectifs visible notamment à Jarry.  
C’est donc un schéma sinistre qui s’applique dans notre pays suivant un cycle infernal : »


       Exclusion du savoir --------------> Exclusion du travail -----------------> Exclusion sociale


Octobre 2005 : Ayen pa chanjé, les derniers chiffres du chômage en France, montrent une baisse du nombre de demandeurs d’emploi. Ici, en Guadeloupe, la situation est tout autre et ne semble préoccuper quiconque.

Chaque jour, nous recevons à l’Agence pour l’emploi de nombreuses conventions signées entre la Direction Générale de l’ANPE et des entreprises « grands comptes » de la grande distribution, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’industrie, de l’intérim, …. Citons des conventions avec Accor, Adecco, Adia, le Syndicat des Entreprises de Travail Temporaire (SETT), La poste, Air France, Renault, Carrefour, …. L’objectif de ces conventions mises en œuvre dans les régions de France mais pas en Guadeloupe, curieusement, est d’accélérer le retour à l’emploi des chômeurs.

Et pourtant, en Guadeloupe, le chômage est endémique et touche en priorité les demandeurs d’emploi sans qualification et sans formation soit 8 chômeurs sur 10. La situation ne semble préoccuper ni les autorités politiques de Guadeloupe (plutôt obsédées par leur mandat), ni l’Etat et encore moins la Direction de l’ANPE (Directions Générale et Locale).


Aujourd’hui, la situation en Guadeloupe est éloquente :

    - Un taux de chômage de l’ordre de 30% ;
    - 32000 allocataires du RMI ;
    - 17000 familles vivant en dessous du seuil de pauvreté ;
    - 16 % des enfants de Guadeloupe vivant en dessous du seuil de pauvreté ;
    - 8 chômeurs sur 10 sans formation, sans qualification ;
    - Absence de formations pour les chômeurs de Guadeloupe depuis la suppression des
    SAE et des SIFE gérés par l’ANPE et la DDTE jusqu’au 31 décembre 2004.
    - Un dispositif Régional de Formation en panne ;
    - Des prestations et des mesures inadaptées à la réalité sociale de notre pays ;
    - Des conventions bidon signées par l’ANPE Guadeloupe, en toute hâte, qui ne
    rapportent rien aux chômeurs de Guadeloupe ;
    - Pas de politique pour l’emploi en Guadeloupe;
    - Aucune politique cohérente d’intervention de l’ANPE en Guadeloupe;
    - Une ANPE Guadeloupe sans autorité, pratiquant un profil bas permanent face aux
    partenaires ;

En définitive, le bricolage à tous les niveaux.

La situation de la Guadeloupe relèverait – elle de la fatalité ?

Des milliers de Guadeloupéens sans formation, sans qualification, sans emploi, sans revenus, sans perspective, victimes de discrimination à l’embauche dans leur propre pays ou résignés à occuper des postes subalternes ou ne pas de travailler du tout.
Le cycle infernal : Exclusion du savoir ‡ exclusion du travail ‡ exclusion sociale est d’une criante réalité.

Et face à cette situation, le chômeur, tenu pour responsable de sa destinée puisqu’il aurait fait de mauvais choix ou pas i pa fè asé lékòl, est menacé de sanctions. Et c’est là toute l’hypocrisie, toute l’indifférence (de l’Etat, des Elus, de la Direction de l’ANPE) qui prévaut en Guadeloupe. C’est inadmissible.

Plus de 30 ans de défiscalisation, d’exonérations de charges patronales et de contrats aidés « précaires » (loi Pons, loi Perben, Loom, Loi Programme, Loi Borloo, …) n’ont pas permis de limiter l’augmentation du chômage et de faire reculer la précarité. Bien au contraire.

Nous refusons cette fatalité imposée et exigeons des moyens, des mesures, des prestations et des interventions à la mesure des enjeux de notre société.

Le Guadeloupéen n’est pas un sous-homme.

Nous poursuivons donc sans relâche, la formation et l’information des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des exclus, des retraités, pour qu’ils s’opposent à cette logique et dénoncent le mépris dont nous sommes victimes.

Aucune société ne peut prétendre à un quelconque développement, à une quelconque paix, à aucun dialogue, quand la majorité de ses enfants est exclue de tout.

C’est donc par la lutte, par la contestation de la légalité coloniale que les Travailleurs, Les Chômeurs, les Retraités, les Jeunes, …feront avancer leurs revendications pour une société plus juste, respectueuse des droits de chaque individu (droit au travail, droit à la santé, droit à l’éducation, droit à la formation, droit au logement, droit à la liberté syndicale, ….).


                                                                                                                l’UGTG –ANPE Elie DOMOTA

Par Elie DOMOTA - Publié dans : ékonomik
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Texte libre

la rue piétonne à pointe a pitre résonne tous les samedi . le son Ka traditionnel nous emporte sur les rives de l'Afrique

AN NOU AYE.....
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