A fin d’éclaircir le concept du BOSSALE quels que éléments de réflexions historique sont nécessaires.
L’interprétation que j’en fais dans ce blog, tente la continuité d’une expression bossale contemporaine. On peu y voir une stratégie du vivant face à la prédation déréglé de cerveaux insensés. La fragmentation du vivant, propulse l’individu hors du groupe à la cadence des nouveaux espaces ou miroite l’illusion de…
Le terme «bossale», qui en son temps a connu un regain d'emploi pour désigner les Africains arrivés aux Antilles vers la fin du XIXe siècle pour suppléer à la défaillance de la main-d'oeuvre après l'abolition de l'esclavage en
Gérard Barthélémy dans son travail sur l'esclavage aux Antilles traite d'une part des Bossales c'est-à-dire des esclaves amenés d'Afrique - et d'autre part de leurs descendants, les esclaves Créoles.
Première observation de Barthélémy : les relations de réciprocité de parenté (de filiation et d'alliance) des communautés africaines auxquelles appartenaient les esclaves de première génération, les Bossales, sont totalement détruites par la traite et l'esclavage. Toute référence à une identité originaire d'Afrique est impossible pour les esclaves de deuxième génération, les esclaves Créoles. La disparition de leurs structures de réciprocité communautaires les oblige à obtenir une reconnaissance sociale, une identité, dans le statut que leur confèrent les colons et selon les critères de référence de la société coloniale. La violence apparaît comme un catalyseur de l'intégration parce qu'elle condamne la victime à ne se trouver un nom que dans l'image que lui accorde le vainqueur.
A Haïti, il n'y a pas de compromis. La destruction de toute référence à des structures de réciprocité d'origine est systématique. La pratique des langues africaines est interdite, et les esclaves sont donc intégrés à la société coloniale : la deuxième génération ne peut faire autrement que se conformer aux normes occidentales. Cependant comme : " la durée moyenne de survie d'un esclave ne dépassait pas sept années ", pour compenser ces pertes effrayantes, de nouveaux Bossales sont amenés de leurs communautés d'origine : " l'intensification de la traite permit de compenser les pertes et même d'augmenter rapidement le nombre des esclaves pour atteindre 450 000 vers la fin du XVIIIème siècle " : deux logiques différentes sont donc constamment confrontées pour les esclaves. Celle des esclaves Créoles et celle des esclaves Bossales.
Deuxième observation : nombreux sont les Bossales qui se heurtent aux esclaves Créoles, s'enfuient et deviennent errants ou, dans la classification coloniale, sans travail et voleurs, désignés sous le terme d'esclaves marrons.
On s'attend néanmoins à ce que les Bossales disparaissent aussitôt que cessera la traite. Or, non seulement ils ne disparaîtront pas mais au contraire, une part non négligeable d'esclaves créoles fuient les plantations et vont rejoindre la société bossale.
Le mouvement est clair : il ne s'agit pas de la résistance des laissés pour compte ou des victimes de la dialectique coloniale mais d'un mouvement d'une partie de la société fascinée par un autre pôle de développement que celui des colons.
Face à une culture qui prise au plus haut point la domination, la contre-culture de la non-domination sera, certes, sur la défensive, mais sans pour autant se référer à une vision de vaincu ou de dominé. Elle cherchera par contre à préserver et organiser les espacesla rue piétonne à pointe a pitre résonne tous les samedi . le son Ka traditionnel nous emporte sur les rives de l'Afrique
AN NOU AYE.....