Catégories

Présentation

Publicité

ékonomik

Mardi 12 avril 2005

Lettre ouverte à l’UGTG

 

 

 

N’est ce pas là une des caractéristiques des dictatures, et autres processus d’aliénation de la pensée, que d’arguer du manque de conscience d’un peuple, pour lui en substituer la sienne, plus élevée, plus éclairée ?.

La conscience d’une problématique, est une première étape, mais pas le mode opératoire, quant à la résolution de cette dernière. De plus l’exercice de la conscience des plus avisés, ne doit t’il pas s’exercer à travers la légitimité, et l’investiture de la masse ?

La conscience, plus ou moins éclairée n’est t’elle pas le reflet plus ou moins déformé d’une seule et même réalité ?. Dés lors, nier à certain l’appréhension de sa réalité particulière, revient à s’affranchir, de la source, dont on prétend rendre compte. On tombe alors dans une vision autocentré, alimenté par la force d’abstraction, et de créativité de son propre mental. Aussi on reconnaît le niveau d’une conscience, dans la justesse de son action, et celle-ci, dans la reconnaissance et l’acceptation qu’en fera le plus grand nombre

 

Partant du principe, qu’il faut fédérer un maximum de guadeloupéens autour de notre lutte, et afin de juguler le clivage décisif qui se dessine entre, les « pros et les antis UGTG », je vais prendre un parti pris. Je me pose délibérément et autant que faire ce peu, du point de vue des « ugtg kay tro loin », « yo bizoin ba moun fwèt en pay la sa », et autres « cé toujou guadloupéyen ka pren fé adan sa » etc. N’étant pas un spécialiste des communiqués écrit, il se peu que le second degré caractéristique de mon expression orale, ne soit pas retransmis ici au mieux, et puisse même parasité le fond de ma pensée. Somme toute j’assume les limites de ce mode d’expression, en me voulant un peu « l’avocat du diable ».

 

Peu t’on faire du syndicalisme patriotique en se coupant de la base ?

 

C’est la question que je pose à mes compatriotes syndicalistes, qui face à la stratégie militaire mise en place par le gouvernement, avec l’arrestation du frère mada, répondent avec force conviction et naïveté (atavisme qui caractérise ce peuple de coléreux susceptibles dixit…… ;) à ce test opérationnel qui leur est proposé.

 

Car il relève de la stratégie militaire pure, qu’un bon ennemi est un ennemi clairement identifié. A la vue de la situation, ce test d’évaluation des forces réelles de l’ugtg, avec pour objectif à terme son démantèlement, répond de manière inespéré au stratagème mis en place. Cependant, tout système générant son contraire, cette manœuvre permet aussi aux forces syndicales, d’engager l’épreuve de force et de mettre le nouveau préfet à l’épreuve. Je reviendrai sur cette stratégie du pourrissement, ses avantages et risques un peu plus loin.

 

Il suffit de se déconnecter 5 mn de radio tambou , descendre dans la rue et prendre le pouls des guadeloupéens (en écoutant simplement, discutant en toute neutralité, générant la polémique…) pour constater que l’ère est au changement, changement tout court, on ne sait pas vraiment ce que l’on veut , mais on sait clairement se que l’on ne veut plus.

 

On ne sait pas non plus pourquoi on ne veut plus, on veut tout simplement du changement. Voir la mésaventure de notre moso fé ,dame de fer local, qui se croyant toute puissante, a subit le courroux populaire, qui pour la première fois a  pu tester le pouvoir de son bulletin de vote.

 

Le temps est à l’émancipation de l’individu face à l’intérêt collectif. Nous voyons là un des corollaires du capitalisme international, qui dans son aspect marchandising, et de propagande promet à chacun la réussite personnelle. Dès lors, le leadership, d’un seul homme se verra contesté par celui de chacun, ce que l’on appel communément « la boss attitude ». Sous nos latitude cette expression est dotant plus exacerbé, que nos dirigeants se voient démasqués au grand jour, à travers ce que l’on appel la  « délinquance à col blanc ». Chez les plus jeunes abreuvés par l’américan way of life, distillé par les BET et autres magazines branchés, le choix du modèle est vite fait. choix vite fait, entre  un gangsta rap, chaînes en or , gros l’auto , et sexe à gogo, et une girouette sans envergure qui récite son évangile, en égrainant, fier comme un coq gaulois, le chapelet inconsistant des poncifs, et autres miettes à la becqueter de Marianne . La jeunesse de ce pays à certainement une intégrité politique bien plus avancé que beaucoup de nos chefs dédili, dédyl, enfin bref, pas besoin de dictionnaire pour comprendre débilité . J’abandonnerai la ce style pamphlétaire, en laissant à d’autres plus habiles pour faire des tous  maux, phrasé et ritournelle belle

Dès lors l’individu qui navigue à merveille dans cette espace de cocagne assisté, que lui a mis à disposition, à une époque donnée, une certaine politique coloniale, surfe avec adresse sur les immondices du consumérisme et du fé bébél. On consomme de tout, du mac do comme des autos, du mariage, de l’amitié, du syndicat, c’est à dire uniquement lors que l’intérêt personnel est menacé.

Cependant l’émotivité et la sensibilité d’un peuple évolue lentement, surtout lorsqu’elle à été forgée dans la réactivité face à un système impérialiste, qui n’a eu de cesse d’évolue au fil du temps. Aussi  nos chers colons avaient bien compris une chose c’est « que la pire chose pour un nègre c’est le sentiment d’injustice, alors prenez garde de ne jamais nourrir de sentiments d’injustice ou tout au moins s’arranger pour qu’il le soit par l’un des leurs » (ce ne sont pas exactement les termes, mais l’idée y est).

Hors aujourd’hui, le sentiment général est que le syndicat ugtg alors même qu’il combat l’injustice patronale et coloniale, n’a d’autres méthodes que de retourner cette injustice contre ses propres compatriotes. C’est comme si par un pervers effet de miroir, on finit par s’identifier à ceux qui nous renvoient l’image la plus négative de nous même. Ne sommes-nous pas ici dans le syndrome de l’otage qui fini par épouser la cause de son ravisseur ou du flic ripoux, d’avoir trop côtoyer les gangsters ?

Dans tout les cas de figure, nous sommes bien face à un phénomène d’injustice, qu’il soit le fait d’un manque de compréhension, d’information, ou de manipulation des masses, on ne peut nier à un homme, à plus forte raison à un groupe, le sentiment qu’il éprouve.

 Ce syndicat, de part le  travail qu’il a déjà effectué, de la conscience  patriotique qu’il a su éveiller, et de la symbolique qu’il incarne, se doit d’évoluer dans le contexte socio culturel qui le nourrit. Dés lors il ne peut s’épargner le luxe de la mise à jour, de l’examen de conscience, et de l’autocritique, et surtout la validation du sens de son combat. Il ne peut dilapider sur l’autel du jusqu’auboutisme, et du sacrifice inhérent à toutes luttes,  le capital confiance que lui a légué des générations de sympathisants et le génie stratège de nos guerriers marrons.

.

Par thierry cointre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 avril 2005

Comment Mettre à profit le génie caribéen née de la traite négrière, où les éléments de survies mis en place  ont permis l’avènement de se que l’on perçoit aujourd’hui comme l’économie mondiale de marché ?. En effet il parait maintenant de plus en plus clair, que l’économie de marché commence et s’établie à partir de la traite négrière. L’énorme transfert de main d’ouvre de l’Afrique au nouveau monde, au profit exclusif des états négriers, correspond à la première opération économique d’ordre planétaire jamais réalisée.. Ainsi le nègre des plantions, principale outil de cette plus value marchande, se trouve le plus amène dans négocier les différents aspects. Véritable pitbulls de la race humaine ; il est issue d’une sélection économique (capacité physique,  hors norme) sur laquelle la sélection naturelle à travers le temps,  permet la mise en œuvre du génie créole. Le colon blanc lui-même se devait de posséder de capacités exceptionnelles pour subsisté à de telles conditions de vie (climat, guerre, maladies, travail ,psychologique). Le produit résultant d’un tel bouillon de culture, si il est viable, renferme en lui des caractéristiques d’une exceptionnel complexion pour l’époque (adaptabilité, compétitivité, ténacité, ingéniosité….). Caractéristiques que l’on retrouve maintenant exacerbées, dans l’économie capitaliste de marché. Aussi ne faut il pas s’étonné de voir ce génie en action, dés lors qu’il lui sera permis d’exercer ; le taux de représentativité des athlètes antillais au plus haut niveau mondiale, s’il était étudié donnerait des aberrations de l’ordre des 1000%. Le même constat se fait au niveau de la musique où rappelons le ; kassav est le premier groupe français et Jocelyne la première chanteuse de tous les temps. De manière générale le nègre issue de la traite, partout et à chaque fois qu’un espace d’expression lui est autorisé, volontairement (musique, sport) ou involontairement (science,technologie), fait preuve d’un génie extraordinaire (Voir www.africamat.com).

Le fait même que l’on veuille minimiser, voir nier se génie correspond à une forme d’aveu de la part des états impérialistes et postcoloniaux. Mais l’histoire humaine entretient des paradoxes, que seul son caractère cyclique permet d’appréhender. Qui aurait pensé au 17 siècle que 4 siècles plus tard, la musique et le sport deviendraient des valeurs marchandes de tout premiers ordres ?

La reconnaissance du génie créole, et la traduction de son mode opérationnel,  permettrai dans extirper un principe actif utilisable dans la mise en place d’un mode opératoire des plus adaptés à la société actuelle.

 

 

Par thierry cointre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 juin 2005

 

 


 

 

Tout projet s’il se veut  viable, doit tenir compte non seulement des données internes à l’entreprise, mais aussi du milieu sociaux culturel et économique dans lequel il se développe.

Ainsi pouvons nous observer le développement sauvage de complexes touristiques ne tenant pas compte des réalités sociale, démographique et culturel du pays, venir s’imposer dans les paysages de nos îles et ainsi laisser pour compte le moteur même de ce qui devrait être leur fond de commerce. C’est à dire l’insularité, avec ses paysages mais surtout des hommes, une conjoncture économique particulière, des mœurs et coutumes singulièrement baignés dans un rapport historique au travail caractérisé par la violence de son processus d’aliénation

 

Toute activité négligeant la matrice dont elle tire la sève, même si elle répond effectivement aux exigences de l’économie de marché, porte en elle les germes de sa propre destruction.

Ainsi assistons nous à des dérives économico politique ou de puissants trust financier, ayant une implication économique minime dans une région, s’essayer à des appels à la subvention, ne se privant pas à cet effet de campagnes de calomnies et de publicités mensongères (affaire accor). Face à de tel procédés ou l’on voit bien les limites même de l’intervention de l’état, il est urgent de prendre des mesures visant à ne plus se mettre en situation de dépendance vis à vis de structures étrangères n’ayant de rapport avec l’économie local que celui de son bénéfice net.

Afin de définir un développement harmonieux d’une superstructure donné, trois principes fondamentaux, devront être respecté.

  • Avoir une vision, la plus précise qui soit du projet à terme.
  • Tout mettre en œuvre pour maintenir une activité enrichissante pour toutes les parties en présence.
  • S’assuré que cette entreprise maintient à tout moment une dynamique entre les objectifs qu’elle se fixe et le contexte économique, sociale et culturel dans lequel elle évolue.

Cette décomposition en trois aspects fondamentaux met en évidence le fait qui si l’on veut proposé un produit, quelque qu’il soit, au marché extérieur, il faut soit même en posséder suffisamment et en maîtriser la de production.

Ceci est d’autant plus vrai en matière de tourisme, ou la matière première étant une terre et des hommes, que l’on ne peu concéder plus de surface à cette activité que de périmètre habitable pour  résidants permanents. De même, on ne peu proposer la découverte d’une culture que si on la possède soit même. Toute cette période de commémoration des héros et martyres montre à quel point le peuple possède le désir, longtemps refoulé, de connaître et d’intégrer son histoire. La cristallisation définitive aux travers d’éléments fondateurs et unanimement partagés semble nécessaire à la définition de notre culture. Ces éléments appartiennent spécifiquement à une histoire, et des mythes fondateurs partagés par le groupe.

Afin de pouvoir se présenter aux autres tel que nous sommes il faut commencer par se reconnaître tel que l’on a été et ainsi on pourra même se définir tel que l’on veut être.

Si jusqu’ici, nous n’avons  pas toujours été les acteurs actifs de notre destinée, reconnaissons en les points forts afin d’en faire comme dans certains domaines, (sport, arts) des atouts majeurs.

 


 

 

Ecouter ce qui c’est passé pour parler maintenant et ainsi voir demain.

Par en création
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 15 septembre 2005

Passé l’engouement après la parution tant attendu du premier e_zine satirique sur la Guadeloupe, je me pose bien des questions quant aux instigateurs. En effet qui sont ces rédacteurs si bien documentés sur le moindre pet même inodore de toto lurel et gouvernances ? Après que d’un élan de cancans, grand maco que je suis, avoir recommander le site à tout mes e_pagnas ( et ami d’ami d’ami…) je me pose de sérieuses questions sur le fameux blog« tropnulenguadeloupe.blog.ca ».

 

Afin de lever le doute et de sombrer une fois de plus à ma cancannite chronique , j’ai mené l’enquête dont voici en rapport chronologique :

 

 

1.      je cherche à envoyer un article sur le blog en question ; trop nul ça marche pas! c’est bien la première fois qu’on ne peu pas répondre à un article sur un blog. Surprise, chouette  il y a quant même un forum

 

2.      je m’inscris alors au forum (http://tropnulenguadeloupe.forumactif.com).

 

3.       Je reçois de suite une confirmation de préinscription.

 

4.   chemin faisant je  visite plusieurs forums  faisant allusion à notre blog. C’est toujours les mêmes personnes qui interviennent , avec quasiment le même texte. Résultat, sur certains forums ils se fait repérer et priés d’aller copier coller ailleurs.

 

5.      après plus d’un moi d’attente quant à mon admission définitive au très vénérable forum j’envoie un mail quelque peu sarcastique il vrai.

 

6.      le mail :» an vla un forum qui en prend du temps pour inscrire les visiteurs
 c'est de l'hyper_moderation, la DST ou les RG a l'écoute? »

 

7.      là grosse surprise, c’est moi qui me fais couper décaler. je reçois en réponse un mail de désabonnement definitif

 

8.      le mail :
 »Vous recevez cet e-mail automatique car votre compte sur "TROP NUL EN GUADELOUPE" - http://tropnulenguadeloupe.forumactif.com vient d'être supprimé. Pour connaître précisément les raisons de la suppression de votre compte, n'hésitez pas à contacter l'administrateur »

 

Conclusion : Aurais je vu juste ? serions nous face à une grosse machinerie orchestré par de hauts responsables politique ?

 

 Pourquoi m’avoir refusé l’accès au forum, moi petit bossale que je suis ?

 

Les membres de ce forum sont t’ils triés sur le volet suite à enquête ?

 

Vu la logique de ce genre de communauté; comment un forum qui ne compte que 35 membres, peu il se permettre de filtrer à ce point ?

 

Suis-je victime de ma paranoïa post esclavagiste face à un vulgaire bug informatique ?

 

Vla toutes les questions que j’ai été amené à me poser, alors que je voulais juste répondre à un article paru sur le fumeux blog (voir : de bossale à http://tropnulenguadeloupe.blog.ca)

 

 

Par en création
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Texte libre

la rue piétonne à pointe a pitre résonne tous les samedi . le son Ka traditionnel nous emporte sur les rives de l'Afrique

AN NOU AYE.....
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus